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  • Rédaction AO

RETOUR SUR LES MUNICIPALES

Nous vous le confirmions dimanche 23 mars dernier - en cours de soirée électorale - le maire sortant, Frédéric Leturque a été très largement élu maire d'Arras et ce dès le premier tour. La campagne qui a précédé cette élection s'est finalement déroulée sans trop de rebondissements ni de coups bas, juste quelques peaux de bananes, c'est de bonne guerre !

Frédéric Leturque conserve dès le premier tour son siège de Maire d'Arras.

UNE VICTOIRE INDISCUTABLE C'est de façon parfaitement indiscutable que Frédéric Leturque l'aura emporté avec 56,51% des voix, après s'être vu confié le siège de premier magistrat en 2011 par son prédécesseur, Jean-Marie Vanlerenberghe lors d'une passassion de pouvoirs alors validée par le conseil municipal. Frédéric Leturque affrontait pour la première fois le suffrage direct des Arrageois mais très vite, dans les bureaux de vote, le dépouillement laissait peu de place au doute. La liste "Arras au Coeur" s'est rapidement imposée et la pile de bulletins au nom du maire sortant semblait presque gonfler à vue d'oeil.


COUP DE DE BAMBOU POUR LA CANDIDATE EELV

Hélène Flautre Arras EELV

Hélène Flautre, la candidate EELV, PS, MRC n'avait certainement pas prévu un tel scénario. "Parachutée" tête de liste à Arras par le siège du Parti Socialiste elle n'obtiendra au final qu'un petit 16,23% des voix. Si la députée Européenne est certainement "verte" suite à cette défaite ce sont aussi les militants socialistes locaux qui font la grimace, Antoine Détourné en tête. En effet, après avoir lutté en local contre Jean-Louis Cottigny pour être LE candidat PS à Arras, il a finalement vu sa candidature "englobée" par celle de la candidate EELV. La candidate confiera auprès de nos confrères de la Voix du Nord avoir "sous estimé la capacité de Frédéric Leturque à entraîner l'adhésion".


ENTREE REMARQUEE DE "LES CITOYENS S'ENGAGENT" François Desmazière, que certains "sondages précoces" auraient il y a quelques mois plaçé à "3% d'intentions de vote", sort de la bataille sur la troisième marche du podium avec 12,29% des voix. A quatre points à peine de la liste EELV / PS / MRC, le leader de "Les Citoyens s'engagent" aurait sans doute préféré lui aussi qu'il y ai un second tour mais compte désormais de façon plus officielle dans le paysage politique Arrageois malgré la jeunesse de son mouvement. Sans étiquette particulière, le candidat opposé à la majorité en place suite au passage de flambeau entre Jean-Marie Vanlerenberghe et Frédéric Leturque, aura sans doute glâné des voix venues d'horizons politiques multiples qui ne se reconnaissent plus dans les "schémas traditionnels". 10,83% DES VOIX SANS (PRESQUE) FAIRE CAMPAGNE Autant dire que 10% des Arrageois ont voté pour le Front National et pour Marine le Pen et non spécifiquement pour Alban Heusèle lui-même. Le représentant FN à Arras, quasi absent de la campagne électorale n'aura visiblement et malgré une jeunesse qui aurait peut-être pu lui permettre d'être plus à l'aise que ses conccurents avec les outils de communication modernes, pas déployé une énergie dévorante pour mettre en avant son programme. Son score reste cependant très élevé pour quelqu'un qui a donné le sentiment de suivre la campagne d'un peu plus loin que les autres candidats. LE FRONT DE GAUCHE EN QUEUE DE PELOTON René Chevalier et sa liste n'auront quant à eux fédéré que 4,12% des votants. Sans doute victime d'un syndrome national qui veut que depuis plusieurs années certaines voix jadis offertes à l'extrême gauche se reportent désormais vers l'extrême droite, le candidat finira la course en cinquième position avec moitié moins de voix que le représentant FN. HISTOIRES DE PIROUETTES, BIDOUILLES ET PETITS COUPS BAS ! La première victime colatérale de la campagne restera sans doute Antoine Détourné, futur-ex candidat PS à la mairie d'Arras. Après des semaines de tergiversations au sein des instances locales, alors que Jean-Louis Cottigny se voyait déjà - lui-aussi - en haut de l'affiche, c'est finalement le trentenaire qui l'emportera et commencera a entrer en campagne, pas bien longtemps...


Parcours du combattant du côté du parti socialiste Arrageois

En effet, élu par les militants Arrageois, le candidat sera vite placé au second plan par le premier secrétaire du parti socialise Harlem Désir qui lui préférera Hélène Flautre, candidate EELV. Soupe à la grimace d'abord, puis sourires partagés sur les affiches de campagne puis re soupe à la grimace. La guerre des tracts ! Certains "tracteurs" du groupe EELV étaient si motivés par la campagne et envoutés par leur candidate qu'ils en auront oubliés certains principes de base de... L'écologie ! Des tracts ont en effet été retrouvés à plusieurs reprises dans des boîtes aux lettres estampillées "Pas de Publicité", mieux, certaines de ces boîtes n'étaient accessibles que via... Un passe PTT ! Quand on matraque, on matraque ! Dans certains quartiers c'était presque la guerre de tranchées entre "tracteurs" ! Et hop ! Un tract pour Frédéric Leturque ! Un quart d'heure après un tract de François Desmazière ! Une heure plus tard, nouveau tract de Frédéric Leturque ! La nature même des tracts était très variable selon les candidats. 16 pages quadrichromie pour le maire sortant, des tracts plus sobres et "standards" pour EELV et "Les Citoyens s'engagent" jusqu'au simple recto monochrome pour René Chevalier. (NDLR : Si vous avez un tract de Alban Heusèle en votre possession nous sommes preneurs, ce doit être un collector). Du côté des affiches certains panneaux pourtant réservés aux associations se sont eux-aussi vite retrouvés squattés par les minois de certains candidats ! Les "Scuds" de Jean-Marie Vanlerenberghe Si Jean-Marie Vanlerenberghe a quitté ses fonctions de maire et de président de la communauté urbaine d'Arras en 2011 il reste profondément ancré dans ces deux collectivités et l'ancien premier magistrat aura trempé sa plume dans le vitriol, à six jours du premier tour, pour défendre avec une verve teintée d'un zeste de colère la candidature de Frédéric Leturque. -"Une députée Européenne absente de la vie de la cité et imposée par les appareils Parisiens", c'était une salve à l'attention d'Hélène flautre et -"un candidat déçu et frustré" c'était une mine antipersonnelle que Jean-Marie Vanlerenberghe posait soigneusement sous les pieds de son ancien collaborateur et adjoint, François Desmazière, à quelques jours du scrutin. UNE CAMPAGNE DE BONNE FACTURE Les "petits échanges", les peaux de bananes, ça fait aussi partie de la vie politique et de la vie d'une campagne électorale. A Arras tout se sera déroulé finalement sous de bons auspices malgré certaines divergences. Le moins que l'on puisse dire c'est que la plupart des candidats aura largement "mouillé la chemise" et n'aura pas compté les heures pour partager des visions de la cité, échanger sur des projets et des idéaux.

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