HISTOIRES DE RUES


Rue Emile Zola, Place du Maréchal Foch, avenue Winston Churchill, ce sont autant d’hommages à de grandes personnalités qui ont écrit l’histoire. Mais… Bonjour l’originalité , on les retrouve dans toutes les villes ! Qu’en est-il de toutes les artères aux noms originaux, parfois extravagants ? Entourées de mystères et de légendes, certaines de leurs origines peuvent se révéler hilarantes…

Inutile de s’attarder sur la rue des Tripiers ou sur celle des Teinturiers, elles portent le nom des commerces qui les peuplaient à l’époque. La rue Héronval est déjà plus intéressante : celle-ci menait à un rempart, et donc à des douves remplies de poissons et de crapauds. Il arrivait parfois qu’un héron vienne s’y nourrir, d’où l’appellation « Héronval ».

La rue Claque-Dent possède le nom de la porte à laquelle elle conduisait, connue pour les violents courants d’air qui la traversaient.  La rue du Coclipas aurait pour origine l’expression (en ch’timi ancien ?) « Coppe li le pas », ou « coupe lui le pas ». Il existe deux versions sur sa provenance. Selon l’une, son dénivelé et le fait qu’elle soit en terre battue « coupait le pas » aux piétons qui la remontaient. L’autre, beaucoup plus sombre, relate des histoires de meurtres en très grand nombre au Moyen-Age. Sa proximité avec le Crinchon aurait permis aux tueurs de se débarasser rapidement des corps…

Attention, ce paragraphe est interdit aux plus jeunes ! Certaines rues, parfois contrairement aux apparences, ont des dénominations assez osées. Dans le genre subtil, on pense à la rue Putevin, connue pour ses cabarets à filles de joie ou la boisson coulait à flots. Même registre, mais beaucoup plus classieux, il y a aussi la rue des Trois Visages. On raconte qu'un riche bourgeois vivait avec sa femme à l'intersection avec la rue aux Ours, et que ses maîtresses résidaient juste en face, de part et d'autre de la route. L'homme revêtait donc un visage différent pour chacune de ses trois amantes.

Ce ne sont pas forcément les plus grands faubourgs qui sont chargés d'histoire. Arrageois, connaissez-vous la légende de la rue de la Fleur de Lys? Cette petite allée porte le nom d’une auberge populaire qui était située Grand’Place. Il paraît qu’entendre un cheval au galop en y passant serait le signe avant-coureur d’un drame. Peut être est-ce lié au fait que les écuries d’Arras se situaient à cet emplacement au XIIIe siècle, et que les joutes se déroulaient sur la place. Quoi qu’il en soit, le mystère reste complet... Et vous êtes maintenant prévenus !

 


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