Le Pavillon Saint Maurice
Il faut souvent prendre le temps de contempler les choses pour découvrir les richesses qui nous entourent. Le Pavillon Saint-Maurice, situé au bout de la rue Méaulens, en est une parfaite illustration.

Aux portes de la ville, au 119 de la rue Méaulens, l'édifice
héberge aujourd'hui un coiffeur / barbier, le salon Pascal Becuwe.
Le Pavillon Saint-Maurice est un corps
de garde construit en 1742. Il arbore un pignon à volutes et de nombreux emblèmes sculptés à même
la pierre témoignent du passé militaire de l'édifice : Drapeaux,
clairons ou encore têtes casquées.

Inscrit le 20 juillet 1942 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, il est le seul bâtiment, avec le n°117, a avoir été épargné par la guerre. qui ravageât l'ensemble des bâtisses situées du côté impair de la rue Méaulens.
De lourds pylônes de grès piqué soutiennent des arcades garnies de briques et de pierres blanches conférant au lieu une ambiance particulière et unique, pleine de chaleur et d'histoire.

Le corps de garde permettait jadis aux
militaires de surveiller la porte Méaulens et à protéger la ville
et la Picardie de l'ennemi.
Il faisait partie de de cette « frontière de fer » voulue par Louis XIV et pensée par Sébastien Le Prestre de Vauban dans le cadre de la mise en place d'un « pré carré » mais permettait aussi de loger les officiers.
Les façades, dégradées par l'usage qu'en auront fait les précédents occupants, auront été entièrement remises en l'état grâce aux archives départementales du Pas de Calais.
Si l'on observe les motifs qui ornent la devanture du bâtiment l'on découvrira qu'il s'inspirent autant de l'antiquité romaine que du moyen âge mais sont aussi teintés de leur époque.
La mention SPQR, Senatus Populus Que Romanus (Le sénat et le peuple Romain) renforce cette inspiration Romaine.
L'édifice était jadis composé d'une cuisine au rez de chaussée et d'un escalier qui menait à six chambres réservées aux officiers et deux pour les domestiques.
Le Pavillon Saint Maurice est aujourd'hui le dernier corps de garde Arrageois avec celui du n°124 de la rue d'Amiens.

