La Bataille d'Arras

Vimy : Une véritable place forte…

Les Allemands sont installés sur la crête de Vimy : Zone stratégique et poste d'observation privilégié il en firent une place forte particulièrement difficile à prendre. Trois réseaux de tranchées comprenant chacun 12 lignes de tranchées, des tunnels, des abris, des mitrailleuses et des barbelés… Une véritable infrastructure avec lignes téléphoniques et éclairage électrique. Toutes les tentatives pour prendre la crête étaient jusqu'alors restées infructueuses…

C'est le prince Rupprecht de Bavière qui avait pour mission de commander les troupes Allemandes et de conserver Vimy. Avec lui, la force de huit divisions plus neuf divisions de réserve.

DROIT DE CITE A ARRAS
La commémoration des 90 ans de la bataille d'Arras


Des préparatifs d'envergure…

C'est donc avec beaucoup de méthodologie et de préparation que les alliés prépareront la prise de la crête. Etude des lieux, des expériences passées, préparation des hommes. Les équipes du génie s'emploieront à creuser des tunnels sous les lignes ennemies, installeront des lignes de communication et organiseront le ravitaillement.

Les Allemands s'attendaient initialement à une attaque entre Reims et Soisson mais découvriront vite les projets des alliés. L'effet de surprise devenant difficile : C'est un bombardement préliminaire de la zone par les Anglais qui permettra de préparer le terrain. Tranchées ennemies, unités de communication, batteries ennemies préalablement localisées en feront les frais et de lourds moyens auront été utilisés : Les Anglais auront également profité de l'occasion pour tester le nouveau " Projecteur de Livens " leur permettant de lancer sur l'ennemi plus de quarante tonnes de gaz.

A l'aube du jour J pour la conquête de la crête il ne semblait plus guère possible que subsiste un survivant Allemand au milieu de ce chaos.

COMMEMORATION AU CIMETIERE ALLEMAND
Commémoration au cimetière Allemand de Saint-Laurent-Blangy


C'est alors que la domination aérienne est devenue un enjeu de première dimension. Les Allemands, disposant d'appareils plus performants et de pilotes de qualité prirent d'abord le dessus et infligèrent de lourdes pertes à la Royal Flying Corps (Maintenant la Royal Air Force). Parmi les unités aériennes Allemandes, le " Circus " du baron Von Richtofen (Le Baron Rouge) : Des pilotes agressifs et agiles avec des appareils monoplace (peints en rouge vif) ont imposé de lourdes pertes à l'aviation Anglaise. Les Anglais ne parviendront à dominer le ciel que par leur supériorité numéraire et en pilonnant les bases aériennes Allemandes juste derrière le front.


L'assaut...

Après une pause importante pour se réorganiser et se consolider, l'attaque a lieu le 9 Avril 1917 et c'est dans les sifflements et le chaos des bombes que l'ennemi commencera à plier n'ayant pour dernière issue que de lancer des fusées éclairantes en guise d'appel à l'aide.

L'infanterie pouvait donc passer à l'assaut sur un terrain boueux et terriblement accidenté par les bombardements. Les deux premières lignes ennemies furent prises sans difficulté. Assomés, les Allemands préféraient souvent se rendre que de lutter.

Les quatre divisions canadiennes sur place prirent alors d'assaut la crête, appuyées par une artillerie très bien organisée.

C'est dans l'après midi qu'elle furent maîtres de la crête de Vimy. Deux positions tenaient encore : la côte 145 et le Pimple, elles tomberont trois jours plus tard.

Arras se devait d'être une bataille courte. Au 14 Avril les combats avaient cessé ne laissant places qu'à de petites attaques locales pour maintenir la pression sur l'ennemi. Le succès de l'opération fût grandement dû à la qualité de sa préparation.

Au 3 mai 1917 on comptait 84 000 morts Britanniques contre 75 000 Allemands. La conquête de Vimy fût un point stratégique fort dans l'histoire de la guerre 14-18 et dans l'histoire du Pas de Calais.